Marins et décideurs se rencontrent à Nantes
A moins d'un an du Vendée Globe, les organisateurs poursuivent leur série de rencontres avec les entreprises. Après Paris, Londres, puis Barcelone, une importante réunion a eu lieu au CCO de Nantes réunissant un joli parterre de 150 personnes venus écouter, témoigner, rencontrer les skippers et s’informer sur les opportunités du prochain Vendée Globe.
Mettre en relation marins et entreprises était bien l’objectif de cette réunion puisqu'il est encore temps de monter un projet gagnant pour être au départ du 7e Vendée Globe, et à un coût très abordable. A ce jour, 14 skippers ont déjà leur ticket pour le tour du monde en solitaire qui partira le samedi 10 novembre 2012, quand une vingtaine de prétendants sont encore à la recherche de leur partenaire. Neuf skippers étaient présents hier à Nantes et l’on pouvait compter parmi eux, Jérémie Beyou, Jean Le Cam, Samantha Davies, Arnaud Boissières, Louis Burton, Alessandro Di Benedetto, Raphaël Dinelli, Christophe Bullens et John Mackay.
Bruno Retailleau, Président du Conseil Général de Vendée, a été parfaitement clair ce lundi matin devant des chefs d'entreprises du Grand Ouest venus rencontrer des skippers, des sponsors et les organisateurs du Vendée Globe, pour une matinée de travail très instructive : "Il y a encore de grands skippers à la recherche de partenaires ou co-partenaires et nous voulons les voir au départ du Vendée Globe. A un an du départ, oui il est encore temps, puisque des bateaux très performants restent sur le marché. Et oui c'est abordable, compte tenu du levier médiatique énorme. En un mot, il y a des opportunités à saisir. "
Aujourd'hui en effet, si 14 marins sont certains d’être au départ le 10 novembre 2012, une vingtaine d’autres recherchent toujours un budget pour y participer (voir listes ci-dessous). Pour douze de ces prétendants ce serait une grande première, mais huit d'entre eux sont des valeurs sûres qui ont déjà couru le Vendée Globe, des stars de la voile qui ont déjà écrit la légende du tour du monde en solitaire : les Français Jérémie Beyou, Jean Le Cam, Yann Eliès et Raphaël Dinelli et les Britanniques Samantha Davies, Dee Caffari, Brian Thompson et Steve White.
Stars et bateaux à prix abordables
Inaccessibles ? Non, justement ! Luc Talbourdet, Président de la classe IMOCA le fait remarquer : « A un an du départ, il y a sur le marché des marins et des bateaux qui peuvent gagner ! Alors qu’un projet neuf coûte autour de 3 millions d’euros, un bateau acheté aujourd’hui se négociera pour la moitié, environ 1,5 million d’euros ». Et pas pour faire une course de fond de classement : un projet gagnant pourrait très bien se trouver parmi ceux qui n’ont pas encore de partenaire aujourd’hui. « Le Vendée Globe 2004/2005 a été gagné par PRB sur le bateau qu’avait Michel Desjoyeaux en 2000 », rappelle à juste titre Luc Talbourdet. Jérémie Beyou, l’un des marins présents ce matin avec Jean Le Cam, Samantha Davies, Arnaud Boissières, Louis Burton, Alessandro Di Benedetto, Raphaël Dinelli, Christophe Bullens et John Mackay, a noté lors de sa Transat Jacques Vabre victorieuse, « qu’il n’y a pas de différence énorme entre les bateaux de dernière génération et ceux de la génération précédente. Autrement dit, il est possible de courir ce Vendée Globe avec une vraie chance de jouer la gagne. »
Plusieurs chefs d’entreprise étaient venus témoigner des réussites de leurs investissements dans le Vendée Globe. Patricia Brochard, co-présidente du Groupe Sodebo : « Le retour sur investissement pour l’entreprise peut être de 1 à 20 et chaque projet a sa part du gâteau, du premier au dernier. Autre aspect à prendre en compte : un bateau s’amortit et se revend. Nous avons non seulement amorti à 100% les bateaux que nous avons financé pour courir le Vendée Globe… mais nous les avons revendus ensuite » ». Christophe Chabot, PDG d'Akena Verandas fut aussi pragmatique : « je dis aux chefs d’entreprises que vous ne risquez pas grand chose. C’est au contraire une véritable opportunité à saisir, car il y a au moins 8 bateaux très compétitifs et autant de skippers de talent sur le marché C’est le moment d’en profiter, à la fois pour développer le projet en interne et montrer à l’extérieur les valeurs de votre entreprise. Et n’oubliez pas que le Vendée Globe dépasse largement le cadre des amateurs de voile : il intéresse tout le monde, c’est une course unique ! » André Prunier, directeur commercial de Cheminées Poujoulat, autre armateur du Vendée Globe, a plaidé également dans ce sens.
Une plateforme de communication unique
Pas de bémol chez ces patrons-là, donc : le Vendée Globe est une excellente affaire. Il est vrai que les chiffres rappelés sont très impressionnants : 1,7 millions de spectateurs aux Sables d’Olonne, 15 à 20 000 personnes par jour à chaque arrivée (autant qu'à Rolland Garros), 300 000 sur le seul départ, 59 millions d’internautes à travers le monde, des milliers d’articles de presse et de sujets télévisés, réalisés par 2400 journalistes venus de la planète entière… « C’est une plate-forme de communication unique » a insisté Bruno Retailleau.
Denis Horeau, directeur de course, a enfoncé le clou avec humour : « si Sam Davies n’est pas là, si Jérémie Beyou, Jean Le Cam, Yann Eliès et les autres ne sont pas avec nous, je ne sais pas si je donnerai le départ… pas sûr ! ».
On a du mal à imaginer en effet qu’une poignée d’entreprises nouvelles ne se décide pas à tenter la grande aventure. Une aventure toujours accessible aux PME, comme l’a rappelé Christophe Chabot : « quand nous nous sommes lancés avec Raphaël Dinelli, Akéna Vérandas faisait 25 millions de chiffre d’affaires. Aujourd’hui c’est trois fois plus. Je ne dis pas que c’est uniquement grâce au Vendée Globe, mais il y a forcément contribué ! Quand vous interrogez le patron de PRB (qui a gagné deux Vendée Globe avec Michel Desjoyeaux puis Vincent Riou, ndr) il assure que sur sa progression annuelle de 15%, un tiers est directement lié à son investissement dans la course. » A bons entendeurs
Les prétendants au Vendée Globe 2012/2013 (au 29 nov 2011)
14 inscrits à ce jour : Vincent Riou (FRA) - PRB
Armel Le Cléac'h (FRA) - Banque Populaire
Marc Guillemot (FRA) - Safran
Mike Golding (GB) - Gamesa
Jean-Pierre Dick (FRA) - Virbac-Paprec 3
Bernard Stamm (SUI) - Cheminées Poujoulat
Javier Sanso (ESP) - Acciona
Alex Thomson (GB) - Hugo Boss
François Gabart (FRA) - Macif
Dominique Wavre (SUI) - Mirabaud (SUI)
Kito de Pavant (FRA) - Groupe Bel
Alessandro Di Benedetto (FRA/ITA) - Team Plastique
Arnaud Boissières (FRA) - Akena Verandas
Jean-Baptiste Dejeanty (FRA) - sponsor NC
20 prétendants en attente de partenaires dont :
8 qui ont déjà couru le Vendée Globe :
Jérémie Beyou (FRA)
Yann Eliès (FRA)
Jean Le Cam (FRA)
Samantha Davies (GB)
Dee Caffari (GB)
Brian Thompson (GB)
Raphaël Dinelli (FRA)
Steve White (GB)
12 qui rêvent d’y participer :
Guillermo Altadill (ESP)
Louis Burton (FRA)
Christophe Bullens (BEL)
Marc Emig (FRA)
Boris Herrmann (GER)
John Mackay (GB)
Juan Merediz (ESPl)
Phil Sharp (GB)
Pachi Rivero (ESP)
Kris Owczarek (POL)
Alex Pella (ESP)
Oscar Mead (GB)
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