Les informations du Sud Vendée



.Le feuilleton SKF : Bras de fer entre le Conseil Général et la direction suédoise

Depuis l’annonce de la fermeture de l’usine phare de Fontenay le Comte, SKF, le conseil général de la Vendée a décidé de ne pas laisser faire. Après la manifestation d’envergure du 27 juin, Philippe de Villiers et les élus ont interrompu vendredi matin à Fontenay-le-Comte le CE de l'usine SKF. Le président du conseil Général veut un rendez-vous avec le patron du groupe.



.Le feuilleton SKF : Bras de fer entre le Conseil Général et la direction suédoise
Rappel des faits : Accueilli par une haie d'honneur de salariés, accompagné d'une vingtaine d'élus, Philippe de Villiers a pénétré dans la salle où se réunissait le comité d'entreprise provoquant son interruption pour « intrusion ». Le président du Conseil Général menace : « Nous sommes venus interrompre le CE, nous ne sommes pas venus faire dans la dentelle, nous allons multiplier les actions tant que M. Johnstone ne sera pas venu nous voir ». Une des actions menée : Le conseil général a fait publier une pleine page consacrée à la situation du site SKF de Fontenay dans le quotidien économique Les Echos. Le même texte doit être publié dans Le Monde. Philippe de Villiers promet une campagne de presse internationale dénonçant les pratiques de la direction de SKF.

Les « bonnes » raisons d’une délocalisation

.Le feuilleton SKF : Bras de fer entre le Conseil Général et la direction suédoise
La direction de SKF contre-attaque. Jacques Tournoux annonce dans Ouest France (site internet et édition Vendée) que Tom Johnstone ne rencontrera pas Philippe de Villiers. Le responsable du groupe pour la France estime qu’il doit dire la vérité aux salariés : « Fontenay ne peut plus faire face à des compétiteurs, asiatiques en tête, qui sont pour certains 30 à 40% moins chers. L’usine est prévue pour produire 150 millions de roulements par an. Elle n'en produit que 50 millions ». Il précise toujours dans Ouest France que les actions entreprises ne feront pas fléchir la direction de SKF : « Que M. de Villiers se penche d’un peu plus près sur les raisons qui font du Sud-Vendée une zone industriellement sinistrée ». Ce coup de griffe n’est pas innocent, il se veut être un diviseur car il ne fait pas oublier que toutes les formations politiques sont solidaires pour soutenir les salariés de SKF.


Lundi 6 Juillet 2009
Richard d Amphernet

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