Lors de cette première consultation, il s’agissait de répondre par oui ou par non à une idée, un concept. La vraie question fut détournée. Celle-ci aurait du être : Voulez vous d’une Europe Fédérale ou d’une Europe des Nations ? Pour éviter de trancher, ce fut un compromis. Après le marché unique déjà réalisé par le traité de Rome, il fallait mettre en place une monnaie unique, ce qui fut fait, puis cela devait être la langue unique, ce qui a commencé en imposant l’anglais partout. Enfin, l’étape finale : la constitution d’un gouvernement fédéral, ce qui est demandé aujourd’hui par ceux qui veulent soi-disant sauver l’Euro.
C’était un moyen détourné pour arriver à une fédération. Mais cela n’a pas marché. Les différences de culture, de mentalité entre les pays anglo-saxons et les pays latins sont trop importantes. Les valeurs sont encore trop éloignées. On retrouve aussi les différences entre la pensée protestante et catholique que l’on essaie de gommer depuis plusieurs décennies à grand renfort d’œcuménisme, de rapprochement entre les religions « afin d'effacer ces différences intolérables ».
2012 sera un tournant décisif. L’euro risque de disparaitre, le problème de la Grèce est toujours en suspend, d’autre pays auront les mêmes difficultés (n’aurait-il pas fallu mettre en place une monnaie commune pour l’économie et les échanges tout en gardant les monnaies nationales ?) Dans le cas de la chute de la monnaie unique, l’Europe risque une panne prolongée. Ces problèmes peuvent aussi déclencher un réveil des nationalistes radicaux.