Une conférence brillante où Reynald Secher a raconté son cheminement depuis sa thèse « Vendée-Vengé, le génocide franco-français » où, le mot « génocide » est prononcé pour la première fois pour la Vendée de 1794. Grace aux documents récemment retrouvés, la logique des événements depuis la loi du 1e aout 1793 confirmée par la loi du 1 octobre 1793 retrouve sa place. « Le général Turreau n’a fait qu’obéi au Comité de Salut Public et aux députés de la Convention qui se trouvaient sur place. La lettre de Turreau au Comité de Salut Public demande l’autorisation de changer le plan initialement prévu pour mettre en place des colonnes mobiles ». L’orateur raconte comme il a numérisé les « petits bouts de papier » pour les classer dans l’ordre chronologique. « Alors tout s’éclaire, on a tout le cheminement de ces événements ». Après avoir démontré l’importance de la conservation des archives, Le conférencier a rendu hommage à Thierry Heckmann, directeur des archives départementales de La Vendée" pour son travail de numérisation qui donne la possibilité pour le public de pouvoir les consulter en ligne".
Une conférence qui démontre qu’à l’instar de l’Arménie et de la Shoah, ce qu’il et s’est passé en Vendée en 1793 et 1794 est bien un génocide.
« Du génocide au mémoricide, mécanique d’un crime légal contre l’Humanité » de Reynald Secher, préface de Gilles-William Goldnadel, édition du Cerf, collection « Démocratie ou totalitarisme ». 448 pages, 24 €, cahier photos douleurs de 32 pages.
A commander sur le site des éditions Reynald Secher